Le 7 mai 2025, dans un pavillon tranquille de Mûrs-Érigné, près d’Angers, le pire devient réel. Emma, 13 ans, est retrouvée morte, étranglée, dans la chambre de son père, Philippe Chabert. L’homme de 42 ans, connu pour ses diatribes en ligne contre le système notarial, a lui-même alerté les secours… après avoir tenté de mettre fin à ses jours.

Dans une lettre glaçante publiée en ligne, il revendique l’acte avec une froideur clinique :

« Ce mercredi 7 mai, je me suis donné la mort après avoir commis un infanticide. »

Ancien professionnel du droit, Chabert avait basculé dans la quérulence obsessionnelle. Il accusait les notaires de France de crimes imaginaires et multipliait les contenus paranoïaques sur les réseaux sociaux. L’expertise psychiatrique qui suit son arrestation confirme un trouble délirant à dimension persécutive, un isolement progressif et un délire structuré autour d’un sentiment de persécution par les institutions.

Mis en examen pour meurtre, incarcéré à la maison d’arrêt de Nantes, il devait répondre de ses actes devant la justice. Mais le 28 juin, Philippe Chabert est retrouvé mort dans sa cellule. L’infanticide se clôt sur un suicide – et avec lui, la possibilité d’un procès, d’une vérité judiciaire, d’un cadre pour la douleur.

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