L’information a provoqué une onde de choc dans le monde judiciaire. Un vice-président de tribunal, magistrat expérimenté âgé d’une cinquantaine d’années, a été placé en garde à vue à Paris dans le cadre d’une enquête pour diffusion d’images intimes sans consentement.
L’homme nie les faits
Les faits remontent à plusieurs mois : après une rupture amoureuse, le magistrat aurait partagé des vidéos à caractère sexuel de son ex-compagne — elle-même avocate — sans son accord. Il s’agirait donc de revenge porn, un délit puni en France par deux ans de prison et 60 000 euros d’amende.
Entendu durant 48 heures, l’homme aurait nié les faits et a été relâché. L’affaire est d’autant plus sensible qu’elle implique un représentant de la justice, censé faire respecter la loi qu’il aurait ici violée. Une perquisition a été menée au domicile du suspect mais également au tribunal. Des supports numériques ont été saisis et sont en cours d’analyse.
À ce jour, aucune mise en examen officielle n’a été prononcée, mais l’enquête se poursuit.

