Le 8 février 2024, le corps sans vie de Sylvain Boscherel est retrouvé par ses colocataires dans leur maison de Rezé, près de Nantes. Il est nu sur son clic-clac, le visage couvert de sang.
Des incohérences dans les témoignages
Après avoir examiné le corps de la victime, le médecin légiste avait conclu qu’il était mort d’un traumatisme oculo-crânien causé par un mécanisme lésionnel pénétrant. Pour faire simple, l’agresseur de Sylvain lui a enfoncé un objet dans l’oeil qui a touché la boîte crânienne et l’a tué.
Lors de son meurtre, la victime était chez lui avec un de ses deux colocataires, le second était sorti pour la soirée. L’homme de 32 ans présent lors du crime a dit aux enquêteurs qu’il n’a rien entendu, qu’il s’est réveillé lorsque le troisième colocataire est rentré. Il ajoute qu’il a trouvé Sylvain sur son clic-clac et que la porte n’était pas fermée.
Quant au second colocataire, il affirme avoir trouvé la porte fermée et l’homme en train de boire du rosé.
Un an plus tard …
Les enquêteurs ont enfin reçu les résultats de la montre connectée de la victime et ils ont remarqué « une augmentation du rythme cardiaque en plein sommeil ». Ce pic se serait produit entre 2h21 et 2h29 du matin, cela indique clairement que quelque chose s’est produit dans ce laps de temps.
Le colocataire de Sylvain présent dans la maison le soir du drame est arrêté et mis en examen. Le 14 mai, le suspect est placé en détention provisoire, ce que son avocat conteste aussitôt. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes a confirmé, vendredi 6 juin, le placement en détention provisoire du prévenu.
Le colocataire et meurtrier de Sylvain est dans l’attente de son procès, où la famille de la victime connaîtra enfin le mobile de cet acte incompréhensible.

