Dans la nuit du 23 au 24 août 2011, le corps sans vie d’une personne est retrouvé devant la porte de son appartement dans le 17e arrondissement de Paris. Selon le parquet de Nanterre, il s’agissait d’une personne « travestie se livrant à la prostitution, ayant été poignardée de 7 coups de couteau ». Une empreinte ADN avait été retrouvée sur les lieux du crime, ainsi que sur l’arme du crime. Il s’agit d’un ADN masculin non indexé dans le FNAEG (Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques). L’information qui avait été ouverte pour meurtre s’est soldée par un non-lieu, le 27 mai 2014.
Réouverture du dossier par Nanterre
Le 17 juin 2024, une nouvelle enquête préliminaire a été ouverte par le pôle de Nanterre. Elle est confiée à l’UAC3 (Unité d’Analyse Criminelle et Comportementale des affaires Complexes) et à la brigade criminelle de la police de Paris, spécialisée dans les crimes non élucidés.
Grâce à l’ADN retrouvé sur les lieux, les enquêteurs ont pu lancer « des recherches génétiques en parentalité permettant le rapprochement entre l’ADN inconnu retrouvé et le profil génétique du membre d’une fratrie composée de trois frères ».
Enfin un match
Les trois ont été interpellés à la suite de cette découverte et le mercredi 14 mai, des « analyses génétiques réalisées permettaient de confirmer que le profil génétique de l’un des trois frères était identique à l’ADN découvert sur les lieux et l’arme du crime ».
Le suspect âgé d’une quarantaine d’années a été présenté à la juge d’instruction, Fabienne Bernard. Il a été mis en examen vendredi 16 mai pour meurtre et placé en détention provisoire. Le parquet de Nanterre confiera que l’homme « entendu sous le régime de la garde à vue, exerçait son droit au silence ». Les circonstances de cet acte ne sont alors toujours pas connu.
Le suspect possède un casier judiciaire pour des faits qui n’ont aucun rapport avec les faits qui lui sont reprochés. En effet, il a été condamné en 2023 pour des faits de travail dissimulé.

