En mai 1996, Sophie Chéenne, âgée d’à peine 21 ans, disparaît soudainement sans laisser de trace. Depuis ce jour-là, sa famille se bat pour retrouver la jeune femme et mettre son ou ses meurtriers en prison.
Des recherches pour retrouver son corps
Ça fait 29 ans, ce mois-ci, que la jeune femme a disparu et ne donne plus aucun signe de vie. Une enquête qui a été mise dans un coin jusqu’à aujourd’hui. En effet, les investigations ont repris ce lundi afin de retrouver le corps de Sophie Chéenne. Une équipe de l’IRCGN (Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale) dotée de géo-radar a fouillé la cave de l’immeuble où résidait la jeune femme lors de sa disparition. Son appartement se trouvait au quai Albert-Goupil à Laval en Mayenne.
L’enquête relancée
Grâce à la ténacité de la famille et de leur avocate qui n’est autre que Me Corinne Hermann, connue pour représenter de nombreuses affaires de Cold Case, l’enquête a pu enfin reprendre.
En 2017, l’ADN du frère de la disparue, Martial, a été prélevé, puis en 2022 c’est celui de la mère. Martial portera plainte peu de temps après le dernier prélèvement afin de faire bouger les choses et d’essayer de relancer l’enquête. Chose faite puisque depuis janvier de cette année, un nouveau directeur d’enquête a été placé à la tête du dossier. Ce qui a permis à l’équipe de recevoir une commission rogatoire générale, ce qui veut dire, en d’autres termes, que les enquêteurs ont carte blanche pour lancer tous les actes nécessaires.
La piste de l’Ogre des Ardennes
Depuis 2005, Sophie Chéenne fait partie des noms de la liste des victimes du couple diabolique Fourniret/Olivier. C’est donc tout naturellement que Me Hermann réclame une analyse approfondit des scellés liées aux ex-époux Michel Fourniret et Monique Olivier : « C’est possible en tout cas, encore, d’exploiter cette piste là dans plusieurs dossiers, de vérifier par exemple si l’empreinte génétique de Sophie Chéenne apparaît sur des scellés ou dans le fourgon de Michel Fourniret, de travailler en interrogatoire Monique Olivier, il y a des choses qui sont possibles. »
Il a été démontré que le couple de prédateurs se déplaçaient assez facilement en France et en Belgique. De plus, l’ex-épouse Fourniret a de la famille à Nantes et Mayenne est un département qu’ils auraient pu traverser pour s’y rendre.
Me Hermann ajoutera : « On sait qu’on a des points très importants concernant les déplacements de Michel Fourniret et Monique Olivier en France, Nantes en faisait partie, on sait qu’ils pouvaient y aller régulièrement et ils y ont commis des faits d’ailleurs. »
Les recherches se poursuivent. On espère que la famille de Sophie Chéenne obtiendra des réponses un jour.

