Il tue sa fille de 18 ans après une dispute


Elle possédait une boutique de vêtements en ligne pour les femmes coquettes et converties, et n’avait que 18 ans. Le destin de Dahiana ne fut pas si facile et sa fin laisse une grande incompréhension pour les proches et les voisins de la famille. 

Une dispute qui a tragiquement pris fin

En ce vendredi 02 mai, une dispute éclate dans un pavillon situé rue Bouleaux à Chavelot dans les Vosges. C’est un père et sa fille qui haussent le ton l’un après l’autre, puis ce sont deux coups de feu qui retentissent aux alentours de 23h. La jeune fille de 18 ans a été touchée à la tête et au thorax, elle mourra sur le coup. 
Juste après avoir tiré sur sa fille, l’homme fraîchement retraité se rend directement à la gendarmerie de Thaon-les-Vosges afin d’avouer le meurtre. Il sera immédiatement mis en examen pour « meurtre aggravé » et placé en détention provisoire. 
Il n’y a aucun témoin de la scène, sa femme étant au travail au moment des faits.

Une histoire de famille 

Dahiana est née le 13 août 2006 en Colombie et lorsqu’elle a 5 ans, les Didier décident de l’adopter. Les voisins diront d’eux qu’ils « sont des parents admirables ». Cependant, leur histoire n’est pas un conte de fée, en effet la jeune fille est décrite comme « difficile et menaçante ». Elle a des difficultés scolaires, et est souvent en conflit avec ses parents. Ses parents vont la scolariser un temps dans une école catholique, puis dans la Maison familiale rurale de Provenchères-et-Colroy. 

La MDPH l’a reconnue comme handicapée, car elle a des problèmes d’apprentissage surtout concernant le calcul mental et une psychologue, dans le cadre d’une instruction, déclarera que Dahiana possède « une immaturité psycho-affective » en plus d’un « problème de construction identitaire », ce qui veut grossièrement dire que la jeune fille se comporte comme une enfant. Ce type de comportement est très souvent retrouvé chez les enfants adoptés. Elle confirmera également que Dahiana possède « une intelligence en dessous de la moyenne » de son âge. 

Cette dernière se convertira à l’islam et ouvrira une boutique en ligne de vêtements où on peut lire « pour, vous mes sœurs converties, ainsi que pour toutes les femmes élégantes cherchant à allier glamour et pudeur ».

Difficultés dans le cocon familial

Bernard et sa femme ont de grandes difficultés à gérer leur fille, ils vont donc prendre la décision de placer leur fille en famille d’accueil durant un an puis en foyer. 

En 2019, Bernard Didier dépose une plainte pour des faits de viols de la part d’un jeune homme issu de l’adoption. L’année suivante, une nouvelle plainte est déposée par les parents pour atteinte sexuelle sur mineure, après que la jeune fille ait eu une relation sexuelle (consentie) avec un travailleur social qui intervenait dans sa famille d’accueil.
En 2021, les gendarmes interviennent au domicile familial car l’adolescente aurait essayé d’étrangler son père et l’aurait mordu.

Un geste incompréhensible

Bernard Didier est qualifié de « bosseur et irréprochable » et d’une personne étant « tout le contraire d’impulsif ». Le jeune retraité a été mécanicien agriculteur durant 20 ans à Saint-Nabord, puis il part en Antarctique où il est chauffeur mécanicien d’engins chenillés, pour finir sa carrière (dans l’attente de sa retraite) comme vendeur dans un magasin d’outillage près d’Epinal. 
Ce n’est ni un chasseur, ni un tireur sportif. Ce qui nous fait nous demander : où a-t-il eu cette arme ?

De même que nous ignorons les motivations exactes d’un tel geste impardonnable. 


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