Les parents de Stéphane Kameugne assignent l’État en justice


Dans la nuit du 6 au 7 décembre 2008, un étudiant de l’Ecole nationale supérieure des arts et métiers part du gala de son établissement et personne n’aura plus de nouvelles de lui. C’est 17 jours plus tard qu’on retrouvera son corps dans le canal près de son école à Châlons-en-Champagne, dans la Marne.

Une enquête bâclée 

L’enquête a connu des rebondissements qui n’ont pas favorisé la résolution de cette affaire. En effet, l’enquête pour homicide involontaire a commencé avec des contradictions au niveau des analyses médico-légales, les experts débattant sur une possible chute accidentelle d’un pont, ou une collision avec un véhicule ou encore une agression. Les gendarmes partiront sur l’hypothèse d’un accident et en resteront là. D’après Me Marine Allali « dès le début, il y avait une volonté de dire que c’était un accident ». 

De plus, il y a eu un « dysfonctionnement » dans l’enquête. Les juges d’instruction se sont suivis les uns après les autres, les scellés ont été détruits par inadvertance et l’investigation concernant la téléphonie et les auditions a été incomplète.

Des parents qui veulent des réponses

Ça fait 17 ans que ses parents attendent des réponses mais personne ne semble y prêter attention. L’instruction est toujours en cours, mais ça n’empêche qu’aucun directeur d’enquête n’est à sa tête, et ça depuis 8 ans maintenant. Selon l’avocate de la famille, Me Marine Allali cela veut « concrètement [dire] qu’il n’y a pas d’enquête ».

Les parents de Stéphane ont alors décidé d’assigner l’État en justice pour « faute lourde » et « déni de justice », ils exigent 50 000€ chacun. L’objectif principal étant de forcer « les choses à bouger du côté de l’instruction ».

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