Le suicide de Yanis après la libération de son agresseur


Yanis, un adolescent de 17 ans, va bientôt fêter son anniversaire, mais il n’a pas hâte d’avoir 18 ans. Au contraire, il est contrarié et broie du noir depuis des semaines, la cause : son agresseur sexuel a été libéré de prison. 

Alors qu’il n’avait que 12 ans un voisin et ami de la famille a abusé de lui. Lorsque le tribunal annonce qu’il va aller en prison, l’adolescent se sent rassuré, malheureusement sa peine s’est finie au mois de février. Le père de Yanis va alors voir son fils se transformer et va essayer de le soutenir comme il peut en le rassurant, en lui disant que sa famille est là pour lui et que tout ira bien. 

Sa sœur le retrouve inconscient

Malgré l’amour de sa famille, le garçon n’arrive plus à vivre avec le fait qu’il pourrait le croiser à tout moment. En effet, son agresseur a interdiction de rentrer en contact avec lui, cependant il n’a aucune restriction concernant son habitation. Le pédocriminel s’est donc réinstallé dans son ancien logement se situant dans la commune voisine de celle de Yanis qui avait déménagé avec sa famille après l’arrestation de son agresseur en 2022. Il peut donc à tout moment le croiser !

Ne supportant plus cette situation l’adolescent de 17 ans va se donner la mort le 30 mars 2025, seulement trois jours avant ses 18 ans. Il sera trouvé au petit matin par sa grande sœur, Sarah, qui alertera les secours mais malheureusement, Yanis décédera quelques heures plus tard dans l’ambulance qui l’avait pris en charge.

Un message alarmant sur Instagram

Il n’y a pas d’hésitation sur la nature de son geste. Il laissera d’ailleurs une note d’adieux où il expliquera pourquoi il en est arrivé là. Un message sur son compte Instagram montrait également à quel point Yanis était en souffrance : « La peur de le croiser, la peur de ce qu’il fera aux autres (…) Je suis dévasté et profondément blessé ». 

Il est inexplicable et outrageant de voir que l’auteur d’une agression sexuelle sorte aussi tôt de prison alors qu’il était déjà connu des services de police et condamné pour pédocriminalité en 2007 et 2014. 

La justice protège-t-elle vraiment les victimes ? Farid, le père de l’adolescent disait lors d’une interview «  pourquoi, quand nous avons emménagé, personne ne nous a informé que nous nous installions en face d’un pédocriminel ? », ses mots raisonnent pour beaucoup de victimes et parents de victimes. 

A quand un Fijais accessible au grand public ? Ou tout du moins une obligation pour les agences immobilières ou propriétaires de prévenir qu’un individu déjà condamné pour agression sexuelles sur mineurs habite dans le quartier ? 

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