
Après 48h de garde à vue, les grands-parents du petit Emile ainsi que son oncle et sa tante ont été libérés ce matin très tôt. Selon leurs différents avocats, l’enquête poursuit son cours, les gendarmes avaient seulement besoin de précision sur le planning des gardés à vue afin de faire des recoupements avec ce qu’ils avaient découvert ces derniers mois.
L’enquête a fait des avancées considérables, cependant la saisie de la jardinière n’est pas la cause des quatre gardes à vue.
Ce matin à 10h30, le procureur de la République de Marseille, accompagné du Colonel Commandant Christophe BERTELIN, a tenu une conférence de presse. Voici les gros points :
- Les enquêteurs prennent le temps pour investiguer chaque piste et témoignage qu’ils reçoivent. C’est 3’141 signalements, 287 auditions de témoins (dont les 4 gardes à vues), 27 véhicules analysés, 53 perquisitions judiciaires, 38 perquisitions numériques, 287 hectares ratissés, 7’405 entités répertoriées dans une base d’analyses criminelles et 55 millions de données de communications.
- Les vêtements et les ossements retrouvés le 30 mars 2024 ont été transportés et déposés peu de temps avant leur découverte.
- Le corps du petit Emile ne s’est pas décomposé dans les vêtements retrouvés dans la forêt.
- Il a présence de blessures sur le crâne du garçonnet qui évoquent sans équivoque qu’il y a eu un « traumatisme facial violent ».
- L’expertise tend vers une intervention d’un tiers dans la disparition d’Emile SOLEIL, cependant les enquêteurs ne savent pas encore s’il s’agit d’un accident ou non.
- Le procureur tient à préciser que « les gardes à vue de ces derniers jours s’inscrivent dans une méthode de travail et un programme d’enquête qui se sont déployés dans la durée et sur des hypothèses de travail. Elles ne sont certainement pas la traduction d’une décision hâtive liée aux opérations réalisées aux Haut-Vernet la semaine dernière qui ont conduit notamment à la saisie d’une jardinière, qui ne comportait d’ailleurs aucun élément de nature à faire progresser les investigations« .
- Les quatre individus placés en garde à vue ont été relâchés sans qu’aucune charge ne soit retenus contre eux, l’ensemble des éléments réunis ne pouvait constituer une raison valable et légale pour conduire à une mise en examen. Cependant, la piste intra-familiale reste toujours ouverte. Quant aux déclarations faites lors de ses gardes à vue, elles sont actuellement en cours d’analyse afin de confirmer ou non les différentes pistes de l’enquête.
- Les enquêteurs et les magistrats sont toujours aussi désireux de faire la lumière sur la disparition du petit Emile.
