Les faits se sont passés le 10 septembre 2016, alors que Benjamin Burel, cuisinier de 34 ans (à l’époque), quitte son travail à Reims. Vu que ce dernier n’a plus de permis, c’est son patron qui le raccompagne chez lui à Châtelet-sur-Retourne qui se trouve à 30 km de la ville. Comme à son habitude, Benjamin Burel rentre dans sa maison et s’attend à voir sa femme et ses deux enfants, seulement voilà, toutes les lumières sont éteintes excepté celle de la salle de bain. Il se dirige alors par curiosité, comme à chacun, vers la pièce où il y verra une scène horrible.

Dans cette pièce se trouve sa femme couchée sur le dos avec le flexible de la pomme de douche enroulé autour du cou et leurs deux jeunes fils immergés sous elle, dans la baignoire. Benjamin, sous état de choc, ne tardera pas à appeler la police.
Lorsque les autorités ouvrent leur enquête Benjamin Burel déclarera à la police qu’il était rentré chez lui accompagné de son patron car il ne peut plus conduire à cause d’un abus d’alcool. Généralement c’est sa compagne, Estelle Charlier, qui le conduit mais il dit qu’elle ne pouvait pas le faire ce soir-là. Il continua sa version en disant que lorsqu’il est rentré, il a trouvé les trois corps dans la baignoire de la salle de bain et affirme que sa femme aurait tué leurs deux enfants et se serait suicidée juste après. Une enquête de voisinage n’en apprendra pas plus à la police car les voisins ne veulent pas parler.
La piste du suicide est vite écartée et l’autopsie va démontrer que le corps d’Estelle et de l’aîné portaient des traces de violences. On apprendra également que toutes les victimes ont été noyées et que la mère a été étranglée.
Suite aux conclusions des autopsies, les enquêteurs soupçonnent Benjamin Burel de leur mentir et d’en savoir beaucoup plus sur le triple homicide. Pour eux, le cuisinier aurait eu une crise de colère et se serait emporté sur sa famille. Il aurait noyé ses deux fils et étranglé Estelle avant de la noyer également, et tout ça la veille de son appel au secours. Il aurait été se coucher tranquillement puis serait parti au travail le lendemain matin. En rentrant, le 10 septembre au soir, il aurait appelé les gendarmes en disant que sa femme et ses fils sont morts et qu’un rôdeur avec qui il avait eu une altercation un an auparavant serait à l’origine de ce drame.
Le prévenu a été placé en détention après une mise en examen pour meurtre aggravé sur sa conjointe et ses deux enfants. Le procès s’est tenu en septembre 2019 devant la cour d’assise des Ardennes où il a été reconnu coupable des trois meurtres. Aussitôt sa sentence rendue il fait appel de la décision, et c’est en novembre 2020, devant la cour d’Assise de la Marne, que le second verdict tombe et reste le même. Benjamin Burel clame toujours son innocence, on attend la date du pouvoir un cassation.
